Certaines transmissions d’entreprises commencent par une volonté de vendre. D’autres naissent de la rencontre entre deux besoins parfaitement complémentaires.
C’est le cas pour la transaction entre Garage Pannenhuis et Autosphère.
D’un côté, le propriétaire de Pannenhuis souhaitait recentrer son activité sur la vente de véhicules d’occasion. De l’autre, Autosphère cherchait à renforcer ses capacités en carrosserie à Bruxelles.
Sur le papier, l’opportunité semblait évidente. Dans les faits, il fallait encore construire une opération qui réponde aux attentes de chacun.
C’est dans ce contexte que B2 Transmission a accompagné Garage Pannenhuis dans la réalisation de la transaction.
Un garage qui avait énormément investi dans ses installations
Fondé en 2000, Garage Pannenhuis exerce trois activités principales : la réparation mécanique, la carrosserie et la vente de véhicules d’occasion.
Depuis 2023, l’entreprise est installée dans un garage d’environ 1.200 m² à Bruxelles. Elle dispose notamment de quatre ponts et d’une cabine de peinture complète. L’équipement de l’atelier était particulièrement récent, puisqu’une grande partie des installations datait de 2023 et 2024.
Le propriétaire avait en effet consenti d’importants investissements pour développer et moderniser les activités de mécanique et de carrosserie.
Mais les priorités d’un entrepreneur peuvent évoluer.
Malgré la qualité des installations développées, le propriétaire souhaitait désormais concentrer son énergie et ses ressources sur une autre activité : la vente de véhicules d’occasion.
Il fallait donc trouver une solution permettant de valoriser les investissements réalisés sans pour autant céder l’ensemble de la société.
À Bruxelles, un permis qui change la donne
Parmi les atouts de Pannenhuis, un élément présentait une importance toute particulière : son permis d’environnement.
Celui-ci avait été renouvelé pour une durée de 15 ans.
Pour une activité de carrosserie à Bruxelles, disposer d’installations adaptées et des autorisations nécessaires représente un avantage considérable. L’implantation de nouvelles activités de ce type peut en effet être particulièrement contraignante.
Autrement dit, Pannenhuis ne disposait pas uniquement de matériel récent.
Le garage réunissait au même endroit des infrastructures, des équipements et un cadre permettant l’exploitation d’une activité de carrosserie.
C’est précisément ce type d’élément qui peut donner à une entreprise ou à certains de ses actifs une valeur stratégique particulière aux yeux d’un acquéreur.
Une transaction sur mesure plutôt qu’une vente classique
L’une des particularités du dossier Pannenhuis réside dans la structure même de l’opération.
Le propriétaire souhaitait poursuivre son activité de vente de véhicules d’occasion. Il n’était donc pas question pour lui de simplement céder son entreprise et de tourner la page.
Autosphère, de son côté, était principalement intéressé par les actifs liés aux activités de carrosserie et de mécanique.
La transaction s’est donc construite autour de cette réalité.
Ce cas illustre un point essentiel en matière de transmission : vendre une entreprise ne signifie pas nécessairement vendre 100 % de ses actions.
Selon les objectifs du vendeur et de l’acquéreur, une opération peut prendre différentes formes : cession des actions, cession d’un fonds de commerce, vente de certains actifs…
L’enjeu consiste alors à déterminer la structure qui permet de concilier au mieux les intérêts des parties.
Quand la logique industrielle facilite la rencontre
Ce dossier montre également pourquoi le meilleur acquéreur n’est pas toujours celui auquel on pense spontanément.
Pour Autosphère, les installations de Pannenhuis répondaient à un besoin concret en matière de carrosserie à Bruxelles.
Pour le propriétaire de Pannenhuis, l’opération permettait de se séparer d’une partie de ses activités tout en poursuivant celle sur laquelle il souhaitait désormais se concentrer.
Il ne s’agissait donc pas simplement d’une relation entre un vendeur et un acheteur.
Il existait une véritable complémentarité entre leurs projets respectifs.
C’est souvent dans ce type de situation qu’une transaction prend tout son sens : lorsqu’un actif qui n’est plus stratégique pour une entreprise devient, au contraire, particulièrement intéressant pour une autre.
Une opération simple dans son principe, plus complexe dans son exécution
Si la logique économique de l’opération était claire, sa mise en œuvre demandait néanmoins un important travail d’accompagnement.
La transaction présentait en effet plusieurs particularités juridiques qui nécessitaient de construire une solution adaptée aux différentes parties.
Une transaction juridiquement complexe que l’avocate de l’acheteur a su rendre agréable pour toutes les parties.
Ce dossier rappelle ainsi qu’une transmission ne se limite jamais à mettre d’accord un vendeur et un acquéreur sur un prix.
Une fois l’intérêt confirmé, il faut encore structurer l’opération, coordonner les différents intervenants et trouver des solutions lorsque les contraintes juridiques, financières ou opérationnelles l’exigent.
Flexibilité et réactivité deviennent alors essentielles pour mener la transaction jusqu’à son terme.
Construire la bonne transaction avec la bonne contrepartie
L’opération Pannenhuis illustre parfaitement la philosophie d’un accompagnement en transmission.
Au départ, un entrepreneur souhaitait recentrer ses activités.
La rencontre avec Autosphère a permis de faire émerger une solution qui répondait aux objectifs des deux parties : permettre au vendeur de poursuivre son activité de vente de véhicules d’occasion tout en donnant une nouvelle utilité à des installations récentes et stratégiques pour l’acquéreur.
Mais trouver l’acquéreur n’était qu’une partie du travail.
Il fallait ensuite construire une transaction adaptée à une situation qui sortait du schéma classique de la vente de 100 % d’une société.
C’est aussi cela, une transmission réussie : ne pas chercher à faire entrer chaque opération dans le même moule, mais construire la solution qui correspond réellement aux objectifs du vendeur et de l’acquéreur.
Vous envisagez de céder votre entreprise, une branche d’activité ou certains actifs ?
